Les piscines municipales occupent une place importante dans le quotidien des Français, mais leur perception est loin d’être uniforme. Selon une étude Ifop pour Prestalis réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 11 au 12 février 2026 auprès d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, un constat se dégage clairement : la proximité prime largement sur la qualité des équipements.
Ainsi, 7 Français sur 10 privilégient une piscine proche de chez eux, même si elle est jugée vieillissante, plutôt qu’un équipement plus moderne mais éloigné. Dans le même temps, l’accès à une piscine municipale est considéré comme un service important, voire prioritaire, par une large majorité de la population.
L’étude met également en lumière une forte adhésion au modèle de gestion associant collectivités et entreprises privées, plébiscité par les deux tiers des Français, ainsi qu’une attention particulière portée aux enjeux de sécurité, de propreté et de qualité de l’eau. Enfin, l’apprentissage de la natation apparaît comme un enjeu majeur, largement soutenu comme priorité nationale, notamment pour les plus jeunes générations.
Entre attachement au service de proximité et attentes croissantes en matière de qualité et de modernisation, ce sondage dessine le portrait d’un équipement public jugé essentiel, mais perfectible.
Les Français manifestent un attachement marqué à leur piscine municipale de proximité, considérée comme un service essentiel du quotidien. Cet intérêt demeure particulièrement fort, même si près d’un tiers d’entre eux estiment que ces équipements souffrent d’une certaine vétusté.
Les usagers de piscines municipales se positionnent comme les plus fervents défenseurs de ces dernières : 94% des Français qui s’y rendent plusieurs fois par semaine considèrent que leur accès à proximité devrait être important, voire prioritaire.
Au global, plus d’un quart des Français (27%) estiment ainsi que leur piscine municipale de proximité est en mauvais état.
Des écarts significatifs apparaissent selon l’âge : les 35-49 ans se montrent nettement plus critiques à l’égard de la vétusté de leur piscine municipale (37%) que les seniors, beaucoup plus indulgents sur le sujet (8%).
Les disparités sont également territoriales, avec une perception plus négative en zone urbaine dense : 35% des habitants de l’agglomération parisienne jugent leur piscine vétuste, contre seulement 20% en milieu rural.
Si une courte majorité de parents (53%) estime que l’école remplit correctement son rôle dans l’apprentissage de la natation, les résultats révèlent toutefois des limites perçues, puisque 22% déclarent que leur enfant n’a pas appris à nager dans ce cadre, un constat encore plus marqué chez les jeunes parents et en milieu rural.
En réponse à ces défaillances, l’idée de faire de l’apprentissage de la nage une priorité nationale dès la classe de sixième fait l’objet d’un large consensus : 86% des Français y sont favorables, traduisant une adhésion massive et transversale dans l’ensemble de la population.
Au final, ce sondage Ifop met en lumière un rapport ambivalent des Français à leurs piscines municipales. Très attachés à ce service de proximité, ils sont nombreux à privilégier l’accessibilité géographique, même au détriment de la qualité perçue des équipements.
Pour autant, les attentes restent élevées : sécurité, propreté, qualité de l’eau et modernisation des infrastructures apparaissent comme des priorités incontournables. Pour les Français, la piscine municipale demeure un équipement essentiel du quotidien, à la croisée des enjeux de service public, d’aménagement du territoire et d’apprentissage de la natation.
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La créatine fait partie des compléments alimentaires les plus connus dans le monde du sport. On la retrouve souvent associée à la musculation et aux sports explosifs, mais son utilisation concerne aussi certains nageurs, notamment ceux spécialisés dans le sprint. En natation masters comme chez les compétiteurs de haut niveau, la question revient régulièrement : est-ce vraiment utile, ou simplement un produit surcoté par le marketing sportif ? La réponse est plus nuancée qu’un simple oui ou non.
L’intérêt principal de la prise de créatine en natation se situe dans la capacité à répéter des efforts intenses. Elle agit sur le système énergétique utilisé lors des efforts courts et explosifs, typiques des séries rapides en piscine. Concrètement, cela peut permettre de mieux supporter les entraînements de sprint, avec une légère amélioration de la puissance sur les départs, les virages et les accélérations.
À l’entraînement, cet effet peut être intéressant pour les nageurs qui travaillent la vitesse ou la puissance musculaire. Les séries de sprint en 25 m ou 50 m peuvent être réalisées avec une qualité un peu plus stable, surtout lorsqu’elles sont répétées. Sur le long terme, cela peut indirectement contribuer à une progression, non pas parce que la créatine fait nager plus vite, mais parce qu’elle permet de s’entraîner un peu mieux dans certaines zones d’intensité.
En compétition, la créatine peut avoir un intérêt sur les efforts très courts comme le 50 m et le 100 m. Elle peut contribuer à une meilleure disponibilité de puissance sur les départs, les virages et les phases d’accélération. Cela peut se traduire par un petit gain chronométrique, généralement faible mais parfois déterminant pour faire la différence dans une course serrée.
Des nageurs de sprint comme Florent Manaudou ont d’ailleurs déjà évoqué le fait d’intégrer ce type de supplémentation dans leur préparation physique. Dans son cas, comme pour d’autres sprinteurs, la créatine est utilisée comme un outil parmi d’autres pour optimiser la puissance et la qualité des efforts explosifs.
Cet effet reste léger, chez la plupart des nageurs masters ou des compétiteurs de niveau intermédiaire, le gain est souvent peu perceptible en situation de course. Les différences de chronos sont bien plus influencées par la technique, les départs, les virages et la forme du jour que par la supplémentation. La créatine peut donc apporter un léger gain de performance, généralement de l’ordre de quelques centièmes à environ 0,1 à 0,3 seconde sur 50 m et autour de 0,2 à 0,5 seconde sur 100 m pour avoir un ordre d'idée, donc elle ne transforme pas réellement le niveau global en compétition mais peut départager des compétiteurs sur des niveaux très proches.

La créatine est aujourd’hui facilement disponible. On peut en trouver dans de nombreux magasins de sport comme Décathlon, ainsi que sur internet via des sites spécialisés en nutrition sportive. Elle est légale, bien documentée scientifiquement, relativement peu coûteuse, et peu risquée, ce qui explique sa popularité dans de nombreux sports.
Son utilisation doit rester réfléchie. En natation, elle n’est pas indispensable même pour le haut niveau. Elle peut avoir un intérêt pour certains profils, notamment les nageurs de sprint ou ceux qui cherchent à améliorer la qualité de leurs entraînements intenses. Dans tous les cas, elle doit être considérée comme un outil complémentaire parmi d'autres, et non comme un élément déterminant de la performance en natation.
| lun | 12:45-14:00 | ven | 12:45-14:00 |
| mar | 12:00-14:00 19:30-21:00 | sam | 14:30-17:30 |
| mer | dim | 08:00-13:00 | |
| jeu | 12:00-14:00 17:30-19:30 |

Stève Stievenart a signé un exploit inédit en devenant le premier homme à boucler la Triple Couronne du bout du monde. Ce défi extrême a été validé grâce à sa traversée du Rio de la Plata, entre l’Uruguay et l’Argentine, longue de 43 kilomètres et réalisée en 17 heures, 59 minutes et 33 secondes, dans des conditions particulièrement difficiles.
Après avoir réussi la traversées du détroit de Beagle et du détroit de Magellan début avril (voir notre article), le nageur-explorateur français de 48 ans, surnommé “le Phoque”, devient ainsi le premier au monde à enchaîner ces trois épreuves mythiques. Au-delà de la performance sportive, cet exploit illustre aussi son parcours hors norme, fait de résilience, de dépassement de soi et d’engagement pour la connaissance et la protection des milieux marins.

Un nouveau défi extrême relevé avec brio : ce samedi 11 avril, Stève Stievenart est devenu le premier Français à traverser à la nage le détroit de Magellan, au Chili, l’un des passages maritimes les plus hostiles et imprévisibles au monde.
Eaux glaciales, courants puissants, météo capricieuse : le détroit de Magellan est réputé pour mettre à rude épreuve même les nageurs les plus expérimentés. De quoi impressionner, mais pas refroidir Stève Stievenart, 48 ans, qui a bouclé la traversée en 1 heure, 50 minutes et 2 secondes, en simple maillot de bain, sur une distance d’environ 7 kilomètres.
« C’est extraordinaire ! J’ai du mal à réaliser ! C’est beaucoup d’émotions ! Après deux semaines sur place, à attendre le bon courant, pas trop de vent, les autorisations, je suis parti à 8h07 de Punta Delgada pour rejoindre, en face, la Terre de Feu. Des conditions assez compliquées au milieu du détroit, avec, notamment, beaucoup de remous car les deux océans, Atlantique et Pacifique, se rencontrent, beaucoup d’algues, aussi, qui ralentissent la nage, et une température de l’eau qui variait entre 8 et 8.8 degrés. »
Avec cet exploit, le nageur-explorateur français, surnommé le Phoque, valide la deuxième étape de la Triple Couronne de la Fin du Monde (ou Triple Corona del Fin del Mundo), après le détroit de Beagle, entre l’Argentine et le Chili. Il ne lui reste désormais plus qu’à s’attaquer au Rio de la Plata, en Argentine, pour parachever ce défi hors norme — et devenir le premier nageur de l’histoire à réussir ce triplé.
Au fil des années, le nageur-explorateur français s’est imposé comme l’une des grandes figures de la nage en eau libre extrême, en multipliant les performances hors normes aux quatre coins du monde.